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Le Monde Changeant (1) | Histoire | Droit | Mode de vie | Géographie | Culture | Santé | Economie | Politique | Métiers | Sciences |
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Qui tu sois, sache, que tu es capable de faire changer le monde! LE MONDE CHANGEANT COLLECTION DE VULGARISATION SCIENTIFIQUE ET SERVEUR ELECTRONIQUE DE CONNAISSANCE VÁLTOZÓ VILÁG | CHANGING WORLD | WELT IM UMBRUCH | MENIACI SA SVET | СВЕТЪТ В ПРОМЯНА |
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Les
éditions PRESS PUBLICA publie des manuels et des annuaires spécialisés, et enfin une
collection de vulgarisation scientifique nommée Le monde changeant
(Changing World ; VÁLTOZÓ VILÁG en hongrois), qui paraît depuis
1995. Pendant ces
neuf ans,
soixante
titres ont paru en langue hongroise et plusieurs volumes en langues
étrangères (français,
anglais, allemagne, slovaque), écrits par des auteurs hongrois bien
renommés.
Nous
sommes prets
à
publier
régulièrement
des livres en langue française. Nous serons très heureux de trouver des
partenaires en France : des auteurs, des rédacteurs, des distributeurs. La
collection ne veut pas de tout de se limiter à des sujets hongrois ou
d’Europe centrale. Les
données des volumes de la collection :
128 pages ; 116 X 164 mm ; prix de vente prévu :
3.90 Euro.
La philosophie de l’éditeur est de préserver le caractère classique des
livres de la collection, précisément le caractère de livre à lire (et pas
de livre à regarder, ce que résulte le graphisme moderne, style multimédia
et hypertexte). Mais cela exige d’avantage l’application complémentaire et
massive de ces moyens nouveaux, il va de soi : avant tout l’usage de
l’intenet. Nous avons décidé ainsi de créer pour chaque livre (60 à
présent) de notre collection un site autonome et complexe, régulièrement
actualisée (www.valtozovilag.hu).
Ce qui concerne les possibilités d’une coopération : l’éditeur est
persuadé que la conception de base d’une collection et particulièrement
avec son extension sur l’Internet est parfaitement applicable en tout pays
du monde et parfaitement intégrable dans un réseau mondial : c’est ce que
nous avisons depuis temps. Nous représentons une petite société privée,
donc nous pouvons progresser très lentement, mais nous avons une chance
réelle de créer des collections dans plusieurs pays de l’Europe Centrale
et de l’Europe d’Est. Et en fin, grâce exactement à l’Internet, on a des
chances sans frontières. L’éditeur
serait le plus heureux de travailler sur la construction d’un réseau
mondial de collections encyclopédiques de livres et de sites, en coopération
ou collaboration avec des partenaires de France.
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Un concours annuel international pour auteurs d’ouvrages de vulgarisation en toute langue Galileo Galilei
est
organisé par la rédaction de la collection LE MONDE
CHANGEANT dans les 10 domaines suivants (qui
correspondent aux 10 thèmes de notre collection) : HISTOIRE, DROIT, MODE DE VIE, GÉOGRAPHIE, CULTURE, SANTÉ, ÉCONOMIE, POLITIQUE, MÉTIERS,
SCIENCES. Les intéressés sont priés de signaler leurs propositions de thème
à la rédaction. Nous leur fournirons par retour du courrier toutes
les informations nécessaires sur les objectifs, les prix, les conditions
et les modalités techniques de la participation.
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Les éditions ÚTMUTATÓ (DIRECTOIRE) de la société privée PRESS PUBLICA publie des manuels et des annuaires spécialisés.
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Extrait du premier volume de la série française de la collection Le Monde Changeant: Hongrois et Slovaques |
L’instauration
du régime de Horthy et la question slovaque
Après la liquidation de la République des Conseils, par l’intervention des
États issus du démantèlement de la Monarchie austro-hongroise et
bénéficiant de l’appui militaire de l’Entente (et en particulier de la
France), le social-démocrate Gyula Peidl fonde un « gouvernement
syndical » provisoire avec l’accord des milieux diplomatiques britanniques
et italiens. Le 6 août, l’ancien secrétaire d’État monarchiste István
Friedrich fait un coup d’État, tandis que l’archiduc Joseph Habsbourg se
déclare régent après des négociations préalables avec les représentants de
l’Entente. Les protestations des États voisins et la
désapprobation de l’Entente (en particulier de la France) amènent
cependant Friedrich à remanier son gouvernement le 15 août, et l’archiduc
Joseph se voit contraint d’abdiquer le 23 août. Le gouvernement Friedrich
n’obtient pas la confiance et le soutien des grandes puissances, qui
s’emploient maintenant à préparer l’avènement d’un gouvernement aux bases
démocratiques plus larges, avec lequel elles pourront signer le traité de
paix. À la suite de l’entrée à Budapest de Miklós Horthy (ministre de la
Guerre du gouvernement contre-révolutionnaire créé à Szeged sous la
République des Conseils, puis commandant en chef de « l’Armée nationale »)
le 16 novembre, un nouveau gouvernement est constitué par Károly Huszár,
homme politique appartenant au centre chrétien-socialiste et soutenu par
George R. Clerk, mandataire extraordinaire des Alliés à Budapest. Huszár
forme un gouvernement de coalition qui, en dehors du l’Union nationale
chrétienne se réservant les postes clés, comprend aussi le Parti civil
démocratique national et le Parti social-démocrate. Dans les premiers
jours de décembre 1919, le gouvernement hongrois est officiellement invité
à la Conférence de Paris. Cette invitation signifie la reconnaissance
diplomatique du gouvernement hongrois. Les élections législatives de
janvier 1920, puis l’élection de Miklós Horthy à la régence le 1er
mars 1920 marquent l’achèvement de la première phase de cette évolution
qui conduit à l’instauration du « régime de Horthy ». La politique intérieure et extérieure hongroise
cause cependant des soucis aux puissances de l’Entente, de même qu’aux
États voisins. Selon la diplomatie tchécoslovaque, l’émergence
de l’archiduc Joseph et de Friedrich était liée aux manœuvres de l’ex-roi
Charles IV. Celui-ci aurait réaffirmé le 14 août 1919 en Suisse son droit
à la couronne de Hongrie et aurait exprimé son vœu de voir le
rétablissement de la Monarchie austro-hongroise. Selon les rapports
envoyés par les ambassades de Tchécoslovaquie en Suisse et à Londres,
Charles se serait employé à trouver des appuis dans les milieux
monarchistes des États de l’Entente, et aurait entretenu des relations
particulièrement étroites avec des monarchistes autrichiens et allemands.
Il aurait même déclaré que la restauration pourrait se faire en moins d’un
an. En même temps, la propagande tchécoslovaque s’efforçait de faire
croire à l’opinion nationale que la menace du rétablissement de la
Monarchie était imminente. La presse de Prague soulignait que Hlinka et
ses amis avaient accueilli favorablement la nouvelle du Coup d’État de
Budapest, et que les sentiments tchécophobes ne cessaient de gagner du
terrain en Slovaquie. Le 14 août 1919, Beneš adresse au Conseil
suprême au nom du gouvernement tchécoslovaque une note rédigée en termes
très vifs où il condamne formellement la « tentative de restauration
monarchiste » de Hongrie, soulignant que la Tchécoslovaquie n’accepterait
jamais de conclure la paix ou d’établir des contacts diplomatiques avec
« le gouvernement de l’archiduc au service des intérêts dynastiques
allemands », qui menace la paix de toute la région d’Europe centrale. Des
manifestations sont organisées partout en Bohême, où des résolutions
anti-Habsbourg sont adoptées par la foule. Le 18 août, le Conseil suprême
ouvre des délibérations sur l’évolution de la situation politique en
Hongrie. La France proteste énergiquement contre l’avènement du
gouvernement Friedrich et obtient l’abdication de l’archiduc Joseph. Beneš
présente le départ de celui-ci comme un grand succès de la diplomatie
tchécoslovaque, d’autant plus que – de l’avis de Hodza – « l’échec de
l’invasion antibolcheviste a miné » le prestige international du pays. Dans ces semaines, Beneš souligne à plusieurs
reprises qu’il souhaite créer « l’union des intérêts et des idées, et
avant tout des rapports de bon voisinage basés sur des relations
économiques » avec la Hongrie, la Pologne et l’Autriche. Quant à la
Hongrie, il pose comme condition première le départ du gouvernement
Friedrich. Selon les milieux politiques de Prague, Friedrich cherche à
faire reconnaître son gouvernement par les puissances de l’Entente, afin
que celles-ci lui remettent le plus tôt possible les conditions de la
signature de la paix, pour qu’il puisse faire adopter par la Conférence de
la paix l’application du principe de référendum sur les territoires de
l’ancienne Monarchie austro-hongroise habités par des minorités. Les
Tchèques invoquent aussi les progrès du mouvement irrédentiste hongrois en
Slovaquie, qui viserait selon eux à préparer un terrain favorable aux
Hongrois pour le référendum. Friedrich tente aussi de diffuser l’idée du
référendum dans les milieux politiques de l’Entente : selon les rapports
de l’ambassade de Tchécoslovaquie à Budapest, le ministère des Minorités
nationales envoie ses fonctionnaires à Paris et en Italie avec cette
mission. Selon les historiens tchèques et slovaques, Budapest veut
exploiter « les sentiments de la nation slovaque » pour appuyer les
efforts du mouvement autonomiste de Hlinka et susciter un climat
anti-tchèque en Slovaquie. Ces tentatives coïncident avec l’activité
internationale de Hlinka et de ses amis. Président du Parti slovaque
réorganisé en décembre 1918, Hlinka part avec son conseiller Jehlicka le
28 août 1919 pour Varsovie, d’où ils arrivent à Paris vers la
mi-septembre. Ils ne parviennent cependant pas à prendre contact avec les
hommes politiques de premier plan réunis à la Conférence de la paix, entre
autres à cause des manœuvres de la diplomatie tchèque. Avant d’être
expulsé du territoire français, Hlinka doit se contenter de transmettre à
des journalistes le mémorandum définissant son programme. Ce mémorandum réclame que la Conférence de la
paix oblige la Tchécoslovaquie à mettre en pratique les dispositions de la
déclaration de Pittsburgh. Il souligne que les Slovaques ne sont pas des
Tchèques, et qu’il s’agit de deux nations tout à fait différentes. Hlinka
revendique que l’union de la Slovaquie avec la Bohême soit précédée d’un
référendum organisé en Slovaquie. L’entrée de Horthy à Budapest crée une situation
nouvelle. Selon les sources tchécoslovaques, cet événement se déroule dans
un climat politique fortement teinté de revendications de révision
territoriale. « L’aspect général de Budapest a complètement changé »,
lit-on dans les rapports envoyés à Prague par les diplomates tchèques. Les
murs se couvrent d’affiches popularisant la devise : « Le morcellement de
la Hongrie entraînera la mort de la paix ». Le secrétaire d’État György
Szmrecsányi déclare que la guerre ne fait que commencer pour la Hongrie.
D’après ces rapports, le rôle décisif dans la vie politique hongroise
appartiendra désormais à l’armée, d’autant plus que Horthy compte sur
l’appui de la Grande-Bretagne. Une réunion des réfugiés de Slovaquie et de
Ruthénie subcarpatique se déroule le 26 novembre 1919, où Szmrecsányi
parle dans cet esprit de l’importance du rétablissement du statu
quo ante bellum, qui devra s’accomplir même au prix d’une guerre entre
Hongrois et Slovaques. Il est certain qu’au temps du
contre-gouvernement de Szeged, les collaborateurs de Horthy élaborèrent
des plans militaires pour une solution radicale des questions
territoriales et le développement du mouvement irrédentiste. La synthèse
de ces projets fut le document appelé le Mémoire
de Horthy, transmis pour avis au Premier ministre et aux ministres de
la Guerre et des Affaires étrangères (le 28 octobre 1919). Les gains
territoriaux prévus au détriment de la Tchécoslovaquie auraient créé une
frontière hungaro-polonaise commune. Le document soulignait aussi la
nécessité du soutien plein et entier du mouvement irrédentiste. Les
revendications d’autonomie et d’autodétermination devaient s’effacer
devant les préparatifs d’actions militaires et la création d’organisations
secrètes relevant du Commandement suprême hongrois. Les
rapports adressés au Commandement suprême par des agents envoyés sur les
lieux sont souvent contradictoires. D’après certains, 75 à 80, voire 95 à
100 % de la population slovaque et subcarpatique nourrirait des sentiments
hostiles à l’égard des Tchèques. « Tous attendent l’arrivée des troupes
hongroises », lit-on dans le bilan dressé le 21 novembre par la Ligue de
Haute-Hongrie. L’état moral de l’armée tchèque est qualifié de très bas ;
certains prétendent que l’ampleur de la propagande et de l’agitation
communistes a conduit à la création de directoires et de conseils de
soldats illégaux à Kassa et ailleurs ; beaucoup affirment qu’on souhaite
partout l’arrivée de l’armée hongroise. D’autres rapports préparés pour le
Commandement suprême voient la situation de façon négative de la situation
et affirment qu’une action militaire déclenchée dans les circonstances
actuelles serait dépourvue de réalisme. Les auteurs de ces rapports
mettent en garde contre un optimisme extrême et des démarches
irréfléchies, et critiquent la propagande officielle qui ne diffuse que
des formules et des devises sonores et creuses, et qui ne tient pas compte
des sentiments véritables de la population. « Ce serait une grande erreur
que de procéder à des généralisations à partir de phénomènes isolés et de
croire que toute la Slovaquie attend impatiemment la fin de la domination
tchèque et le retour à la Hongrie », lit-on dans un rapport préparé par un
officier (le commandant Palló).
À la suite de ces évaluations contradictoires,
le Commandement suprême ordonne le 6 décembre 1919 aux agents de
renseignements de procéder à une enquête « urgente et objective » sur la
situation en Slovaquie et à la vérification des données relatives au parti
de Hlinka et aux sociaux-démocrates. La thèse de la « fidélité à la
Hongrie » est alors réfutée, et les rapporteurs soulignent même que
l’hostilité à la Hongrie s’amplifie de plus en plus par suite de l’essor
des mouvements de gauche et des progrès de « la terreur blanche » en
Hongrie, car on craint qu’en cas d’occupation hongroise en Slovaquie, la
population locale devrait subir les mêmes mesures.
Étudiant les tendances irrédentistes et
révisionnistes hongroises, le gouvernement tchécoslovaque constate vers la
fin de novembre que la réorganisation de l’armée hongroise progresse à un
rythme rapide. Les officiers hongrois seraient persuadés de l’imminence
d’une guerre, ce qui fait aussi sentir ses effets dans l’armée
tchécoslovaque stationnée en Slovaquie : près de cent officiers ont quitté
les unités de Kassa pour rejoindre l’armée hongroise. Les frontières mal
gardées permettent aux agitateurs hongrois d’envahir la Slovaquie. Le
conseil des ministres somme le ministère de la Défense nationale de
prendre des mesures concertées avec les ministères de l’Intérieur et des
Affaires étrangères afin de remédier à cette situation.
Ainsi, la délégation tchécoslovaque à Paris
adresse une lettre à la Conférence de la paix où elle grossit la menace et
réclame des mesures urgentes contre la prétendue volonté d’intervention
hongroise. Elle demande aux puissances de l’Entente de réduire les
effectifs prévus pour l’armée hongroise dans le projet de traité de paix,
d’interdire aux Hongrois de stationner des troupes à moins de 10
kilomètres et d’ériger des fortifications à moins de 50 kilomètres des
frontières. La Yougoslavie formule aussi une revendication analogue. Ces
propositions sont rejetées par la Conférence le 7 janvier 1920.
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© PRESS PUBLICA 1990-2010 |
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